Une équipe américaine tente de répliquer l’E-cat de Rossi

20 August 2012

Que de curieux et de copieurs a fait naître l’invention révolutionnaire de l’ingénieur italien Andrea Rossi. En effet, de nombreuses choses sont en train de se passer autour du phénomène, bien que reconnu comme réel mais encore en partie inexplicable, des LENR ainsi qu’autour du travail d’Andrea Rossi et de sa société, la Leonardo Corporation. Parmi ces nombreuses activités nous signalons aujourd’hui celle de la Fusion Catalyst, groupe de recherche no profit américain qui est en train de tenter de répliquer dans ses propres laboratoires le célèbre E-cat. Quel est leur objectif ? comprendre ce qui se passe effectivement à l’intérieur du catalyseur d’énergie d’Andrea Rossi et comment a lieu la réaction de fusion nucléaire à froid dans le but de décrocher d’éventuels fonds pour leurs recherches.

Bastiaan Bergman, un des fondateurs de cette association, a délivré récemment une interview à E-Cat World qui semble être assez intéressante. D’un point de vue de l’analyse des activités de cette même Fusion Catalyst il est intéressant de noter que ses engagements s’orientent notamment sur la tentative de répliquer un réacteur E-cat à partir des images vues dans les vidéos des tests organisés par Andrea Rossi; un projet opensource pour découvrir un catalyseur des réactions efficace; la mise en place d’une équipe quallifiée, avec des experts de différents secteurs de la recherche: de la chimie à la physique en passant par l’informatique. Mais il est tout de même intéressant de constater l’état des recherches actuelles car il met en évidence certains éléments intéressants permettant de mieux saisir le degré d’importance que revêt l’invention de l’ingénieur italien. En bref, nous pouvons dire que Bergman est en train de travailler avec divers types de poudre de nickel et il a testé – apparemment avec de maigres résultats – uniquement des catalyseurs économiques comme le graphite. Il espère cependant d’avoir plus de succès en utilisant des agents comme le palladium, mais dont l’acquisition nécessite des moyens économiques plus élevés que ceux dont dispose actuellement l’association. Toutefois, Bergman exclut de façon quasi catégorique qu’Andrea Rossi utilise des radiofréquences afin de contrôler ou de catalyser les réactions de fusion à froid. Cependant aucune expérimentation n’a été réalisée par la Fusion Catalyst dans cette direction.

Pour conclure, ce projet semble donc être plutôt prometteur, mais n’oublions pas qu’il n’est pas le seul. Il ne fait que s’ajouter à la liste déjà longue des nombreux autres projets déjà existant et entrepris par les nombreux concurrents d’Andrea Rossi. Ce n’est que grâce à la ténacité et à la constance des membres de cette équipe, et que s’il sera poursuivi de façon sérieuse et compétente, qu’il pourrait probablement réussir à faire le point une fois pour toute sur la façon dont se passe effectivement la réaction de fusion à froid tant souhaitée à l’intérieur de l’E-cat…

E-cat: interview exclusive à Aldo Proia, directeur commercial et administrateur unique de la Prometeon Srl

30 July 2012

La Prometeon Srl produira l’E-cat italien. Cette interview faite à la Prometeon a été obtenue, en exclusive, par le journal, Il Democratico, un périodique en ligne indépendant et toujours attentif et correct à l’égard de la ff.

M. Proia, comment a débuté votre collaboration avec Rossi?
Notre société est une Srl dont le siège légal se trouve à Vérone, même si la partie commerciale a se trouve à Bologne, qui, par simple coïncidence est la ville où est né l’E-cat (:::). Probablement cela a favorisé le début de notre collaboration avec Rossi, qui a dû choisir entre de nombreux partenaires potentiels et a toujours été ouvert à des propositions de collaboration jusqu’au moment où il a fait son choix. (:::). Et nous nous sommes justement focalisés sur le produit et naturellement également sur le client.

On a beaucoup parlé de l’activité industrielle de l’ing. Rossi en matière d’E-cat mais aussi de lourdes accusations à l’égard  du manque de transparence de son activité. En vertu de votre position de licenciés de la Leonardo Corporation et de vos contacts privilégiés avec Rossi, comment pouvez-vous commenter les nombreuses voix qui se sont élevées à l’encontre de l’ingénieur ?
Il existe deux types de “voix” qui se sont élevées contre lui, comme vous le dites justement. Le premier type est représenté par ceux qui veulent savoir tout tout de suite en oubliant qu’il y a des secrets industriels et militaires à préserver, raison pour laquelle nous nous pouvons pas répondre à toutes les questions des journalistes mais il est normal qu”il en soit ainsi pour une technologie potentiellement révolutionnaire. Le temps, cependant, je suis sur, sera galant homme…  Le second type de voix contraires à Rossi est représenté par une série de personnes et d’entreprises que nous avons bien identifié et qui ont un intérêt économique ou autre  – mais je ne veux pas rentrer dans les détails – et qui jettent le discrédit sur une technologie  retenue, avec une certaine myopie, comme une concurrente dérangeante. Ici le seul commentaire est qu’il y aura une “tolérance zéro” à leur égard: une société subit un dommage économique en raison d’articles de journaux parfaitement inventés, c’est pourquoi nous serons prêts à les poursuivre en justice en demandant des dommages et intérêts aux personnes concernées ainsi qu’aux journaux éventuellement impliqués.

Parlons de l’E-cat, la technologie basée sur la fusion froide qui promet de révolutionner le monde de l’énergie tel que nous le connaissons. Quel est le stade d’avancement du processus de production ? Est-il licite de s’attendre le début de la commercialisation de ce produit et à quel prix sera-t-il lancé ?
Pour la première question il est plus opportun de la faire à Rossi: il est juste que ce soit lui à y répondre car la partie production ne relève pas de notre compétence. Quoiqu’il en soit, je peux dire que la capacité productive s’adapte à la demande prévisible: ça s’est toujours passé comme ça et ça se passera toujours comme ça. En ce qui concerne en revanche plus précisément notre activité qui est celle de la commercialisation des produits de la Leonardo Corporation, je peux dire qu’actuellement en Italie un produit peut être déjà commandé et il s’agit de l’E-cat thermique d’1 Mw, c’est-à-dire un apparat de taille industrielle destiné à une variété d’emplois: il peut être utilisé pour fournir de la chaleur de processus dans le domaine de l’industrie alimentaire, manufacturière, etc., mais aussi dans la production d’eau chaude pour les réfectoires et les hôpitaux, pour le réchauffement et le refroidissement d’une pièce, pour n’en citer que quelques-uns. Le prix de l’E-cat est en partie calculé sur la base de l’économie que chaque client peut obtenir pour les usages auxquels il est destiné, et il est juste que ce soit comme cela.

De nombreuses spéculations ont été faites concernant l’E-cat. Ayant des informations industrielles “privilégiées” pouvez-vous nous expliquer brièvement quelles sont les caractéristiques de ce dispositif et quel impact auront-elles dès lors qu’il sera commercialisé ?
L’E-cat thermique, tout comme une chauffe-eau à gaz, fournit de l’eau chaude ou de la vapeur, ou bien réchauffe un fluide thermo-vecteur. Les températures en sortie sont: jusqu’à 120° C pour une version de l’E-cat destinée au réchauffement et à de nombreux processus industriels, et d’environ 600° C pour une version destinée à des usages productifs qui nécessitent des températures élevées. En ce qui concerne l’impact de l’utilisation d”un E-cat thermique d’1 Mw de cette puissance ou une plus grande, sera considérable pour les entreprises ou industries qui seront parmi les toutes premières à utiliser en Italie et en Europe cette nouvelle technologie, car nos clients obtiendront un avantage compétitif et, une chose toute aussi importante, un rapport privilégié avec ceux qui détiennent et améliorent une technologie dont le potentiel est en partie encore inexploré. L’impact sur le marché en termes numériques, sera en revanche maigre au début car des dizaines de milliers d’installations industrielles ne se réalisent pas du jour au lendemain.

Une question délicate: l’on dit que le marché industriel est destiné à subir des “secousses” de la part de la production/commercialisation de l’E-cat et que certaines lobbies énergétiques ont constamment boycoté l’activité concernant la fusion froide pour lui empêcher de bouleverser les équilibres des détenteurs ancestraux du pouvoir sur le marché. Que pensez-vous de tout cela ?
La “secousse”, comme vous la définissez est avant tout culturelle c’est-à-dire que les différents acteurs du marché énergétique doivent prendre acte qu’il existe également une façon nettement plus économique et propre de produire de l’énergie thermique et, dans un avenir proche, également électrique. Un comportement sage, si j’étais une compagnie électrique, serait celui de coopérer avec ceux qui détiennent le savoir-faire ou, en alternative, de faire une recherche de base dans ce domaine. De nombreuses sociétés sont en train de voir le jour à travers le monde qui s’occupent de Lenr, des réactions auxquelles l’E-cat doit son fonctionnement et, différentes multinationales, après avoir consulté les plus grands experts mondiaux de Lenr, sont en train de descendre sur le terrain pour ne pas rester hors-jeu. Mais lorsqu’il existe déjà un produit prêt pour le marché, à quoi bon prendre la voie la plus longue ?

De nouveaux financeurs investiront dans la fusion froide

25 July 2012

Est-ce que les choses vont bouger en Italie grâce à l’important Congrès sur la fusion froide et les LENR qui a eu lieu le 2 juillet dernier à Montecitorio, à la Chambre des députés.

Il est encore trop tôt pour le dire. Et personne ne sait encore si ce qui a été dit à cette occasion, dans la célèbre Stanza dei Bottoni, sera prix réellement au sérieux par le gouvernement italien, même si cela a été l’expression unanime d’éminents experts en matière de fusion nucléaire à faible énergie et de politiciens pleinement convaincus et engagés (rappelons les députés Elisabetta Zamparutti et Domenico Scilipoti, le prof. Francesco Celani, physicien à l’INFN de Frascati et le prof. Yogendra Srivastava, ordinaire de physique à l’Université de Pérouse Modérateur: le prof. Giorgio Vassallo de l’Université de Palerme).

Mais au moins une importante information a été fournie par Daniele Passerini (Administrateur du blog 22 passi d’amore e d’intorni), un des quatre-vingt invités à cet événement extraordinaire, dans son dernier article sur L’Indro énonce brièvement les résultats de cet événement en donnant une grande importance à l’intervention de Stefano Concezzi, Directeur Scientifique de la National Instruments.

La présentation de Concezzi est la même que celle que la Société d’Austin avait proposée le 20 juin à Bruxelles, au Parlement Européen. Et comme le dit Passerini en personne, la communauté européenne est en train de démontrer récemment un énorme intérêt à l’égard des LENR et cette attention est mise noir sur blanc à l’intérieur d’un rapport intitulé Materials for Emerging Energy Technologies.

Et voici le point crucial de ce qu’a dit Concezzi: la National Instruments, colosse mondial dans le secteur des instruments de mesure professionnelle, fournisseur principal des plus importants centres de recherche et sociétés partout dans le monde, déclare publiquement son intérêt envers la fusion froide en s’activant afin que la recherche dans se domaine se poursuive. Dans ce but, il a décidé d’être le sponsor de 10 groupes de recherche partout dans le monde, et ce après avoir effectué une sélection extrêmement soignée. Parmi ces groupes deux d’entre-eux sont italiens: le groupe de Vittorio Violante de l’ENEA de Frascati et celui de Giuseppe Levi de l’INFN de Bologne.
Le fait qu’un géant comme la NI ait décidé de faire un pas aussi important en investissant de l’argent et en y mettant son logo est un indice très très positif et devrait faire réfléchir tous les détracteurs de la fusion froide. Et pourquoi pas, servir de modèle et entrainer d’autres à faire la même chose…

Fusion froide: en direct sur la CNBC

16 July 2012

La chaîne CNBC transmet sur la TV également par satellite. C’est une chaîne d’actualité en continu. Elle consacrera son émission 60 minutes de demain, 17 juillet 2012, à 21h00 à la fusion froide.
D’après le titre qui a été communiqué sur le réseau, “Cold Fusion is hot again” (la fusion froide est de nouveau chaude) ce programme, dédié aux découvertes scientifiques, promet d’être fort intéressant. S’ensuit également un bref exposé concernant les échecs passés et les découvertes toutes récentes.
Il est fort probable que cette émission soit la réplique de celle qui a été transmise en 2009, à laquelle auront été seulement  ajoutées quelque mises à jour. Mais cela vaut néanmoins la peine d’y jeter un coup d’œil.

Par ailleurs, grâce à la revue Next Big Future qui a dédié un article sur le thème de la fusion froide, une nouvelle fort intéressante a été révélée, bien que concernant des sujets différents par rapprot à ceux dont nous parlons habituellement.
Cette revue a en effet publié la version pdf d’un document datant du mois de février 2012  et dont le titre est: Department of Defense Fiscal Year (FY) 2013 Preisdent’s Budget Submission) qui reporte les prévisions du budget pour l’année 2013 en ce qui concerne la DARPA (US Defense Advanced Research Projects Agency – Agence de Recherche Avancée pour la Défense Américaine). Parmi les différentes catégories indiquées, il est fait mention de la recherche conduite en collaboration avec le Département Italien pour l’Energie (cette collaboration est citée à partir de la page 51).

Sur le plan financier pour cette recherche intitulée “Fundamentals of Nanoscale and Emergent Effects and Engineered Devices” il a été prévu un budget pour la période allant de 2011 à 2013 estimé à environ 30 millions de dollars. En pratique, les études se concentreront sur la définition des paramètres d’une échelle dans les processus de génération de chaleur en excès. Et la production de chaleur en excès est exactement le processus qui fait l’objet des études de la part des chercheurs dans le domaine des LENR et de la fusion froide.

Serions-nous donc  en face d’un changement dans les modes de penser des plus grands chercheurs au niveau mondial ? Sommes-nous en train d’assister à une ouverture des mentalités, généralement encadrées, des scientifiques au service du domaine militaire ?

Probablement celle-ci constitue la preuve que finalement même les milieux les plus réticents commencent à croire en la fusion froide ?  Il est encore trop tôt pour l’affirmer mais du moins la recherche a atteint d’autres horizons et va de l’avant…

Hypérion en vente d’ici la fin de 2012

9 July 2012

Quelque chose est en train de se passer entre Chypre et la Grèce: des rumeurs à propos de la Defkalion révèlent le business plan pour le lancement de son Hypérion, à savoir le réacteur à fusion froide jumeau de l’E-cat d’Andrea Rossi. Comme cela se passe toujours dans ces cas-là, les adversaires s’empressent de remettre en cause les déclarations de cette société, et Andrea Rossi est en tête. Pourtant à l’heure actuelle il n’y a aucune raison pour accorder moins de confiance aux Grecs par rapport à la concurrence.
Sur les modalités de fonctionnement de l’Hypérion nous avons écrit plusieurs posts à ce sujet, toujours compte tenu des secrets industriels imposés par cette société. Voyons un peu quelles seront les échéances futures. Tout d’abord, la première nouvelle est que le prototype de l’Hypérion est pratiquement prêt. Dans ce cas, la Defkalion devrait pouvoir réussir à présenter son réacteur à faible énergie et à le lancer sur le marché déjà avant la fin de 2012. Probablement profitera-t-elle de l’occasion qui lui sera donné lors de la prochaine conférence mondiale sur la fusion froide, à savoir le ICCF17 à Daejeon en Corée du sud, du 12 au 17 août prochain. Si tel sera le cas alors la Defkalion devancerait nettement la Leonardo Corporation d’Andrea Rossi.
Une fois qu’elle aura obtenu un produit commercialisable ainsi que les licences et/ou brevets relatifs, la Defkalion accordera à des entreprises tierces le droit de construction des établissements pour entamer la production industrielle de l’Hypérion. Les rumeurs (toujours) parlent d’entreprises capables de construire 300 mille unités par an. Cela représente un chiffre certainement considérable. Tout comme le sera le prix que ces entreprises devront payer pour acheter la licence leur permettant de construire et de distribuer de façon autonome le réacteur grec: 40,5 millions d’euros.
En somme, pour une société ayant son siège à Chypre et en Grèce tout ceci représenterait une énorme opportunité de redressement économique grâce à la liquidité qui circulerait sur ces territoires. Et difficilement la crise économique pourra ralentir la diffusion de ce type d’inventions: si le fonctionnement de ces réacteurs sera confirmé, alors l’intérêt qu’il suscitera sera phénoménal.
Enfin, il semblerait que la Defkalion soit intéressée par des collaborations avec des sociétés et des centres de recherche externes, dans le but d’améliorer encore aussi bien la technologie que, et surtout, ses applications pratiques: théoriquement l’Hypérion pourrait devenir le cœur aussi bien de centrales électriques que des moteurs de bateaux ou d’hélicoptères. Il pourrait même devenir le propulseur pour les automobiles du futur. Inutile de dire que cette nouvelle, et notamment la dernière partie, doit être prise avec des pincettes…

Fusion froide: sa patrie est l’Italie

2 July 2012

La mèche a été allumée l’année dernière, au mois d’octobre. C’est à Bologne, terre fertile en scientifiques de qualité, que l’ingénieur Andrea Rossi avait donné sa première démonstration publique du fonctionnement de l’E-cat, nom qu’il a donné à son catalyseur d’énergie, à savoir le générateur fonctionnant grâce à une réaction de fusion froide, qui depuis lors a été sur la bouche – et les doigts – des milieux scientifiques, politiques et populaires du monde entier, entrainant vers soi tant bien le scepticisme mêlé à des critiques et des attaques gratuites de tous ceux risquanr d’être déstabilisés par cette découverte énergétique révolutionnaire que l’admiration et l’espoir de la majeure partie d’entre-nous, qui en revanche voient en lui la clef aux nombreux problèmes (énergétique, environnemental, économique) qui affligent désormais toutes les sociétés à travers le monde entier
Pour ses créateurs il s’agit là de « la plus grande découverte scientifique de toute l’histoire de l’humanité ». Pourtant, bien que des enquêtes aient été menées et que des questions parlementaires aient été formulées, aucun avis unanime n’a encore été obtenu sur cette question qui porte avec soi le doute depuis des décennies déjà.
D’une part il pourrait être utilisé par les familles leur permettant d’avoir des redevances électriques plus légères. De l’autre, les entreprises italiennes en tireraient profit du point de vue de la compétitivité. En ce qui concerne le premier point, Rossi a toujours soutenu que « le meilleur test ce seront les consommateurs qui pourront restituer l’appareil en cas de non fonctionnement ». Pour ce qui est du second point, la Confindustria est intervenue pour invoquer la poursuite des tests et le support des institutions pour un projet qui, au moins au stade initial, était entièrement italien. En effet, après quelques mois, des sociétés étrangères se sont penchées elles aussi sur cette question.

Mais rappelons toutefois que mises à part les sociétés étrangères telles la Defkalion Green Technologie qui promet de lancer son Hypérion d’ici la fin de l’année, la Nasa et la Brillouin Corporation, pour le moment les grands chercheurs en matière de réactions nucléaires à faible énergie sont tous italiens. En effet, les expérimentations actuellement réussites ont eu lieu au sein du groupe des étudiants de l’Institut technique pour les Constructions, l’Environnement et le Territoire “Leopoldo Pirelli” de Rome qui grâce à son projet Athanor et la direction du prof. Ugo Abundo a obtenu d’excellents résultats. Mais il semblerait que leurs expérimentations se limiteraient à une finalité didactique sur le rapport entre nouvelles technologies et secteur énergétique sans aucune finalité commerciale…enfin pour le moment.
Ensuite nous comptons également le professeur Francesco Celani, chercheur à l’INFN de Frascati (Institut National de Physique Nucléaire) et le prof. Francesco Piantelli de l’Université de Sienne, ancien associé de Rossi, qui a également déjà obtenu d’excellents résultats dans l’utilisation de la fusion froide

La cellule nucléaire à froid du prof. Piantelli

25 June 2012

Afin de tirer profit du fonctionnement de la fusion nucléaire à faible énergie, le prof. Piantelli, de l’Université de Sienne, a réalisé une expérimentation qui a touché les frontières de la recherche scientifique en matière de fusion froide.

Remontons un instant dans le temps. En 2010 le prof. Francesco Piantelli a mis au point une cellule à hydrogène gazeux et une matrice métallique de nickel nano-structuré.
Cette cellule, couverte par deux brevets, a surmonté avec succès une période de tests qui a duré  plus de 10 mois pendant lesquels elle a fonctionné constamment, alimentée par une cellule d’une puissance électrique de 29 Watts. Les résultats ont été fort prometteurs car l’énergie fournie à la sortie a été en moyenne de 35 Watts avec des pointes de 70 Watts. Outre l’excès d’énergie, cette longue période de tests a permis de noter différents phénomènes qui indiquaient la production de réactions nucléaires telles l’émission de rayons gamma, l’émission de neutrons, l’émission de particules chargées et la présence, au terme de ces expériences, d’autres éléments, mis à part le nickel existant au départ, sur les surfaces des échantillons utilisés.
Pourtant encore de nombreux sceptiques continuent de nier l’évidence de l’existence de la fusion froide. En effet, ce phénomène a désormais atteint une maturité telle qu’il est finalement possible de penser à créer un co-générateur fiable et commercialisable d’ici quelques années. C’est au vu de certaines réalités que ces espoirs sont permis.

Grâce principalement au travail du prof. Piantelli, et aux financements privés un premier prototype pré-industriel était déjà en cours de réalisation fin 2010. Les prévisions parlaient d’une puissance d’environ 40 kW thermiques et 7 kW électriques et sa durée de réalisation devait osciller entre un et deux ans selon les difficultés qui auraient été rencontrées. C’était la première fois qu’un tel appareil était réalisé et nombreuses étaient les inconnues quant à la capacité de l’appareil de répondre réellement à ces puissances. Une fois ce prototype construit, il s’agissait de réaliser le 2ème prototype concrétisant tout l’apparat industriel pour sa production à grande échelle et envisager la vente. Pour cela une société, ouverte aux petits investisseurs et donc  à l’actionnariat populaire, devait être créée. Ceci aurait permis de distribuer de façon plus équitable les bénéfices et éviter aussi qu’un manager malhonnête et rusé ne bloquât ou n’exploitât de manière folle cette énorme opportunité.
Dans le livre de Roy Virgilio, vulgarisateur scientifique, intitulé “Fusione fredda cos’è e come funziona” toutes les coordonnées sont fournies pour la participation active à cet actionnariat et contribuer concrètement à l’avènement sur le marché du premier générateur à fusion froide.

Le prof. Piantelli, avec le prof. Focardi, réalisa un prototype de cette  “cellule” autour de la première moitié des années ’90 suite à certains phénomènes anormaux qu’il avait observé durant une expérimentation de laboratoire effectué en 1989. Malgré la date, il s’agit là d’un processus profondément différent de celui mis au point par Fleischmann et Pons
La seule perplexité à l’égard de ce processus concerne l’émission de différents types de radiations notamment de neutrons ce qui signifie que l’énergie n’est pas totalement propre comme elle devrait être en revanche. Serait-ce donc cela la raison pour laquelle aucun générateur à fusion froide n’a encore été réellement mis au point ni lancé sur la marché ? ne serait-il pas plus prudent d’attendre d’abord de comprendre ce qui se passe réellement au cours d’une réaction de ce genre, à savoir d’une réaction nucléaire à faible énergie avant de vouloir commercialiser tout type d’appareillage domestique ?

En attendant l’ICCF-17

18 June 2012

La Conférence Internationale sur la Fusion froide est devenue désormais un rendez-vous fixe depuis de nombreuses années mais, à présent que le thème de la fusion froide est devenu un sujet de discussion quasi quotidien et sur la bouche de tout le monde, ce rendez-vous se présente cette année comme l’un des événements parmi les plus importants et parmi les plus attendus de cet été.

Cette année cette conférence fêtera sa 17ème édition. Ce numéro lui portera-t-il bonheur ? C’est au tour de la Corée du Sud d’accueillir cet important événement international et c’est plus précisément la ville de Daejeon qui sera au cœur du débat du 12 au 17 août prochain. Daejeon est la cinquième ville de Corée, elle compte 1 495 048 d’habitants et se dénote par son profil scientifique.

Comme vous pouvez le noter dans le programme (http://www.iccf17.org/sub04_03.php) de nombreux noms prestigieux participeront aux travaux de la 17ème conférence  sur la fusion froide pour parler de LENR et d’énergie comme par exemple Peter Hagelstein du MIT ou David Nagel de la George Washington University. Parmi les rapporteurs également la présence du professeur italien Francesco Celani.
Selon la revue Infinite Energy, bien que leurs noms ne figurent pas sur le site de la conférence (ICCF-17), il y aura également d’autres présentations très importantes comme celles de la Defkalion Green Technologies et de la Brilliouin Energy. Les représentants de la Defkalion parleront de “Caractéristiques techniques et prestations du Modèle ou Module Defkalion Hypérion” et de “La contribution potentielle des LENR pour résoudre les problèmes énergétiques mondiaux”. En revanche Robert Godes, Président et Chief Technology Officer de la Brillouin Energy, présentera un rapport concernant leurs résultats techniques.

Ce sera en somme une Conférence vraiment riche et intéressante. Les organisateurs sont fort orgueilleux de ce qu’ils sont en train de préparer et sur leur site ils vont même jusqu’à dire que cette conférence sera un événement crucial pour répondre à la question de savoir si la fusion froide peut réellement devenir non seulement la source énergétique qui répondra aux demandes croissantes du monde entier mais surtout contrecarrer la crise environnementale et économique qui pèse sur la population mondiale et réussir à l’en soulager en lui offrant une source énergétique propre et à bon marché.

Une curiosité… qui n’en est pas tout à fait une. Parmi les grands absents (mais cela n’est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera probablement pas la dernière) Andrea Rossi et son E-cat…

2012: fin du monde ou naissance d’une nouvelle ère (énergétique) ?

11 June 2012

L’année 2012 connaît deux approches diamétralement opposées. A en croire les prédictions des Mayas elle représente la fin du monde. A en croire les prévisions de l’ingénieur Andrea Rossi, elle représente en revanche la naissance d’une nouvelle ère pour l’humanité.

C’est dans ce sens que va la théorie de la fusion froide défendue par Andrea Rossi, basée sur une réaction de type nucléaire à froid, garantie sans danger ni radiations grâce à un système sécurisé, cette technique de production d’énergie à fusion froide aurait l’immense avantage d’être, non pas pyramidale comme l’est le nucléaire en général, mais délocalisée au niveau de chaque habitation, pour des sommes tout à fait bon marché ! Le dispositif très peu encombrant coûterait la modique somme de 400 Euros et permettrait de chauffer une maison entière, ainsi que son eau, pour 20 euros seulement par an !!
Bien sûr,il faudrait savoir au préalable si la fusion froide est un mirage, voire une arnaque, que différents scientifiques ont tenté d’exploiter au fil des ans ou s’il s’agit au contraire d’une théorie sérieuse et prometteuse comme le porte à croire la masse de sites, forums, blog et manifestations qui lui sont dédiés ?

N’existant à l’heure actuelle toujours pas de preuve scientifique irréfutable, il est encore bien difficile de trancher dans un sens ou dans l’autre. Cependant, la Nasa et divers chercheurs ont admis que le principe de fusion froide émis par Andrea Rossi est viable, et le projet de production de générateurs individualisés d’énergie par fusion froide serait en phase d’industrialisation et de production, pour des ventes programmées pour la fin 2012 ou début 2013 ! Il est même possible d’investir dans le projet, et l’E-cat compte déjà une très longue liste de réservation sur le site d’E-cat.com !

Afin de faire un peu le point de la situation du catalyseur d’énergie, nous pouvons dire qu’actuellement, il est fort probable techniquement que des systèmes peu onéreux de production d’énergie puissent être mis en place dans un avenir proche, voire très proche. Malheureusement, ces projets énergétiques continuent de se heurter aux résistances de la part des élites en place. En effet, l’énergie “libre” constituerait pour eux la fin de leur monopole, fruit de l’asservissement des populations. Face à ces constats purement factuels, il apparaît donc difficile qu’un tel projet puisse aboutir aussi facilement que certaines le laissent entendre. Bien au contraire, pour la poignée d’élite dirigeante, il est inconcevable que les masses populaires puissent prendre leur destin en main, par elles-mêmes et sans passer par des réseaux pyramidaux !

Devons-nous craindre que, même si ce projet de révolution énergétique, basée sur la fusion froide, devait un jour aboutir, tout sera dirigé par ceux qui nous commandent afin d’arriver à le dénigrer et l’anéantir rapidement. D’ailleurs, pourquoi les grands médias passent encore sous silence l’invention du siècle au lieu de la diffuser au qautre coins du monde comme il est en train de se passer pour la toute nouvelle voiture à air comprimé ?? leur histoire est parallèle…vingt ans de dures recherches pour enfin voir le jour …

Pour notre part espérons que la fusion froide connaîtra le même destin…

 

Armes à l’uranium appauvri et fusion froide

4 June 2012

Suite aux expérimentations effectuées en 1989 par par M. Fleischmann et S. Pons, la fusion froide a été discréditée. Les détenteurs du nucléaire du monde entier ont tenté de bloquer toute recherche liée à cette expérimentation. Mais, à présent, vue la situation de grave crise énergétique et économique mondiale, il s’avère fondamental de comprendre si la fusion froide existe réellement en reprenant ce genre d’expérimentations dans l’espoir de disposer finalement d’une source d’énergie économique fonctionnant de manière décentralisée et échappant ainsi à l’emprise monopolistique des grands fournisseurs d’énergie. Un autre aspect qui expliquerait la violence de la campagne contre cette découverte fantastique pourrait résider dans l’utilisation de cette technique dans une nouvelle génération d’armes.

Voici le résumé d’un reportage réalisé par Maurizio Torrealta pour «rainews 24» et diffusé le 24 avril 2008. (source: http://www.alterinfo.net)

L’enquête thématique de la station de radio italienne «rainews 24» tire son origine d’une étrange coïncidence: deux journalistes qui travaillaient apparemment sur deux questions différentes se sont rendu compte qu’ils s’occupaient en réalité du même problème mais qu’ils avaient choisi deux approches différentes.

Le premier, Angelo Saso, menait une enquête sur l’histoire étrange d’un groupe de chercheurs de l’Enea (Ente per le Nuove Tecnologie, l’Energia e l’Ambiente – Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et l’environnement) qui avait vérifié les conditions requises pour reproduire l’expérience sur la fusion froide. Malgré le succès obtenu par ce groupe de chercheurs, leurs résultats avaient été passés sous silence, sans la moindre explication ou critique.

Le deuxième journaliste, Flaviano Masella, enquêtait sur la présence inexplicable d’uranium enrichi dans un cratère de bombe israélienne dans le sud du Liban. Il s’est avéré que ces deux sujets, à première vue sans rapport, étaient liés. Désireux de mieux comprendre l’attitude irritante de l’Enea concernant le «Rapporto 41» qui confirmait la validité de la fusion froide, Angelo Saso a décidé d’interviewer Martin Fleischmann, l’un des inventeurs de la fusion froide. Dans cet entretien, il a appris que la vraie raison de l’hostilité envers la fusion froide résidait dans le fait que l’incorporation d’hydrogène dans des métaux lourds concernait d’importants développements récents en matière d’armement et que ceux-ci étaient top secret. Or, si on réussissait à incorporer du deutérium dans l’uranium plutôt que dans le palladium, l’énergie dégagée, une fois atteint un certain seuil de charge, serait 800 fois plus élevée que celle nécessaire à cette charge. On obtiendrait ainsi de l’énergie sous forme de chaleur, de micro-ondes et de rayons gamma qui généreraient des micro-fusions et des micro-fissions nucléaires.

L’autre journaliste, Flaviano Masella, avait découvert, alors qu’il enquêtait sur la radioactivité dans la région de Khiam, au Liban, que dans un échantillon provenant du cratère de la bombe, le rapport U238:U235 était de 108:1. Cela indiquait qu’il y avait eu manifestement un léger enrichissement de l’uranium, tandis que dans d’autres cratères la relation était de 138:1, ce qui correspond à peu près au rapport observé dans l’uranium naturel. Le journaliste avait également appris que lors d’une analyse de l’urine d’un habitant de la région, on avait trouvé de l’uranium enrichi. Ces résultats sont peu compatibles avec l’hypothèse d’une explosion nucléaire classique. En revanche, ils pourraient s’expliquer par les nouveaux processus physiques que Fleischmann avait décrits dans l’interview accordée à Angelo Saso.

D’autres contradictions rendent plus difficile encore la résolution de cette énigme. Sur d’autres champs de bataille, on a trouvé un taux significatif d’U236, élément qui n’existe pas à l’état naturel. Même s’il est occasionnellement produit dans des réacteurs nucléaires, il s’agit de pourcentages 10 000 fois inférieurs à ceux mesurés sur les champs de bataille. Qu’est-ce qui s’est donc passé sur ces champs de bataille? Quelles nouvelles armes y ont été utilisées? Quels processus physiques ont été employés? L’uranium appauvri (UA) est-il en cause? Certaines recherches de journalistes d’investigation à propos des brevets sur des bombes à l’UA semblent en effet aller dans cette direction…