La cellule nucléaire à froid du prof. Piantelli

Afin de tirer profit du fonctionnement de la fusion nucléaire à faible énergie, le prof. Piantelli, de l’Université de Sienne, a réalisé une expérimentation qui a touché les frontières de la recherche scientifique en matière de fusion froide.

Remontons un instant dans le temps. En 2010 le prof. Francesco Piantelli a mis au point une cellule à hydrogène gazeux et une matrice métallique de nickel nano-structuré.
Cette cellule, couverte par deux brevets, a surmonté avec succès une période de tests qui a duré  plus de 10 mois pendant lesquels elle a fonctionné constamment, alimentée par une cellule d’une puissance électrique de 29 Watts. Les résultats ont été fort prometteurs car l’énergie fournie à la sortie a été en moyenne de 35 Watts avec des pointes de 70 Watts. Outre l’excès d’énergie, cette longue période de tests a permis de noter différents phénomènes qui indiquaient la production de réactions nucléaires telles l’émission de rayons gamma, l’émission de neutrons, l’émission de particules chargées et la présence, au terme de ces expériences, d’autres éléments, mis à part le nickel existant au départ, sur les surfaces des échantillons utilisés.
Pourtant encore de nombreux sceptiques continuent de nier l’évidence de l’existence de la fusion froide. En effet, ce phénomène a désormais atteint une maturité telle qu’il est finalement possible de penser à créer un co-générateur fiable et commercialisable d’ici quelques années. C’est au vu de certaines réalités que ces espoirs sont permis.

Grâce principalement au travail du prof. Piantelli, et aux financements privés un premier prototype pré-industriel était déjà en cours de réalisation fin 2010. Les prévisions parlaient d’une puissance d’environ 40 kW thermiques et 7 kW électriques et sa durée de réalisation devait osciller entre un et deux ans selon les difficultés qui auraient été rencontrées. C’était la première fois qu’un tel appareil était réalisé et nombreuses étaient les inconnues quant à la capacité de l’appareil de répondre réellement à ces puissances. Une fois ce prototype construit, il s’agissait de réaliser le 2ème prototype concrétisant tout l’apparat industriel pour sa production à grande échelle et envisager la vente. Pour cela une société, ouverte aux petits investisseurs et donc  à l’actionnariat populaire, devait être créée. Ceci aurait permis de distribuer de façon plus équitable les bénéfices et éviter aussi qu’un manager malhonnête et rusé ne bloquât ou n’exploitât de manière folle cette énorme opportunité.
Dans le livre de Roy Virgilio, vulgarisateur scientifique, intitulé “Fusione fredda cos’è e come funziona” toutes les coordonnées sont fournies pour la participation active à cet actionnariat et contribuer concrètement à l’avènement sur le marché du premier générateur à fusion froide.

Le prof. Piantelli, avec le prof. Focardi, réalisa un prototype de cette  “cellule” autour de la première moitié des années ’90 suite à certains phénomènes anormaux qu’il avait observé durant une expérimentation de laboratoire effectué en 1989. Malgré la date, il s’agit là d’un processus profondément différent de celui mis au point par Fleischmann et Pons
La seule perplexité à l’égard de ce processus concerne l’émission de différents types de radiations notamment de neutrons ce qui signifie que l’énergie n’est pas totalement propre comme elle devrait être en revanche. Serait-ce donc cela la raison pour laquelle aucun générateur à fusion froide n’a encore été réellement mis au point ni lancé sur la marché ? ne serait-il pas plus prudent d’attendre d’abord de comprendre ce qui se passe réellement au cours d’une réaction de ce genre, à savoir d’une réaction nucléaire à faible énergie avant de vouloir commercialiser tout type d’appareillage domestique ?

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