Fusion froide: sa patrie est l’Italie

La mèche a été allumée l’année dernière, au mois d’octobre. C’est à Bologne, terre fertile en scientifiques de qualité, que l’ingénieur Andrea Rossi avait donné sa première démonstration publique du fonctionnement de l’E-cat, nom qu’il a donné à son catalyseur d’énergie, à savoir le générateur fonctionnant grâce à une réaction de fusion froide, qui depuis lors a été sur la bouche – et les doigts – des milieux scientifiques, politiques et populaires du monde entier, entrainant vers soi tant bien le scepticisme mêlé à des critiques et des attaques gratuites de tous ceux risquanr d’être déstabilisés par cette découverte énergétique révolutionnaire que l’admiration et l’espoir de la majeure partie d’entre-nous, qui en revanche voient en lui la clef aux nombreux problèmes (énergétique, environnemental, économique) qui affligent désormais toutes les sociétés à travers le monde entier
Pour ses créateurs il s’agit là de « la plus grande découverte scientifique de toute l’histoire de l’humanité ». Pourtant, bien que des enquêtes aient été menées et que des questions parlementaires aient été formulées, aucun avis unanime n’a encore été obtenu sur cette question qui porte avec soi le doute depuis des décennies déjà.
D’une part il pourrait être utilisé par les familles leur permettant d’avoir des redevances électriques plus légères. De l’autre, les entreprises italiennes en tireraient profit du point de vue de la compétitivité. En ce qui concerne le premier point, Rossi a toujours soutenu que « le meilleur test ce seront les consommateurs qui pourront restituer l’appareil en cas de non fonctionnement ». Pour ce qui est du second point, la Confindustria est intervenue pour invoquer la poursuite des tests et le support des institutions pour un projet qui, au moins au stade initial, était entièrement italien. En effet, après quelques mois, des sociétés étrangères se sont penchées elles aussi sur cette question.

Mais rappelons toutefois que mises à part les sociétés étrangères telles la Defkalion Green Technologie qui promet de lancer son Hypérion d’ici la fin de l’année, la Nasa et la Brillouin Corporation, pour le moment les grands chercheurs en matière de réactions nucléaires à faible énergie sont tous italiens. En effet, les expérimentations actuellement réussites ont eu lieu au sein du groupe des étudiants de l’Institut technique pour les Constructions, l’Environnement et le Territoire “Leopoldo Pirelli” de Rome qui grâce à son projet Athanor et la direction du prof. Ugo Abundo a obtenu d’excellents résultats. Mais il semblerait que leurs expérimentations se limiteraient à une finalité didactique sur le rapport entre nouvelles technologies et secteur énergétique sans aucune finalité commerciale…enfin pour le moment.
Ensuite nous comptons également le professeur Francesco Celani, chercheur à l’INFN de Frascati (Institut National de Physique Nucléaire) et le prof. Francesco Piantelli de l’Université de Sienne, ancien associé de Rossi, qui a également déjà obtenu d’excellents résultats dans l’utilisation de la fusion froide

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