E-cat: interview exclusive à Aldo Proia, directeur commercial et administrateur unique de la Prometeon Srl

La Prometeon Srl produira l’E-cat italien. Cette interview faite à la Prometeon a été obtenue, en exclusive, par le journal, Il Democratico, un périodique en ligne indépendant et toujours attentif et correct à l’égard de la ff.

M. Proia, comment a débuté votre collaboration avec Rossi?
Notre société est une Srl dont le siège légal se trouve à Vérone, même si la partie commerciale a se trouve à Bologne, qui, par simple coïncidence est la ville où est né l’E-cat (:::). Probablement cela a favorisé le début de notre collaboration avec Rossi, qui a dû choisir entre de nombreux partenaires potentiels et a toujours été ouvert à des propositions de collaboration jusqu’au moment où il a fait son choix. (:::). Et nous nous sommes justement focalisés sur le produit et naturellement également sur le client.

On a beaucoup parlé de l’activité industrielle de l’ing. Rossi en matière d’E-cat mais aussi de lourdes accusations à l’égard  du manque de transparence de son activité. En vertu de votre position de licenciés de la Leonardo Corporation et de vos contacts privilégiés avec Rossi, comment pouvez-vous commenter les nombreuses voix qui se sont élevées à l’encontre de l’ingénieur ?
Il existe deux types de “voix” qui se sont élevées contre lui, comme vous le dites justement. Le premier type est représenté par ceux qui veulent savoir tout tout de suite en oubliant qu’il y a des secrets industriels et militaires à préserver, raison pour laquelle nous nous pouvons pas répondre à toutes les questions des journalistes mais il est normal qu”il en soit ainsi pour une technologie potentiellement révolutionnaire. Le temps, cependant, je suis sur, sera galant homme…  Le second type de voix contraires à Rossi est représenté par une série de personnes et d’entreprises que nous avons bien identifié et qui ont un intérêt économique ou autre  – mais je ne veux pas rentrer dans les détails – et qui jettent le discrédit sur une technologie  retenue, avec une certaine myopie, comme une concurrente dérangeante. Ici le seul commentaire est qu’il y aura une “tolérance zéro” à leur égard: une société subit un dommage économique en raison d’articles de journaux parfaitement inventés, c’est pourquoi nous serons prêts à les poursuivre en justice en demandant des dommages et intérêts aux personnes concernées ainsi qu’aux journaux éventuellement impliqués.

Parlons de l’E-cat, la technologie basée sur la fusion froide qui promet de révolutionner le monde de l’énergie tel que nous le connaissons. Quel est le stade d’avancement du processus de production ? Est-il licite de s’attendre le début de la commercialisation de ce produit et à quel prix sera-t-il lancé ?
Pour la première question il est plus opportun de la faire à Rossi: il est juste que ce soit lui à y répondre car la partie production ne relève pas de notre compétence. Quoiqu’il en soit, je peux dire que la capacité productive s’adapte à la demande prévisible: ça s’est toujours passé comme ça et ça se passera toujours comme ça. En ce qui concerne en revanche plus précisément notre activité qui est celle de la commercialisation des produits de la Leonardo Corporation, je peux dire qu’actuellement en Italie un produit peut être déjà commandé et il s’agit de l’E-cat thermique d’1 Mw, c’est-à-dire un apparat de taille industrielle destiné à une variété d’emplois: il peut être utilisé pour fournir de la chaleur de processus dans le domaine de l’industrie alimentaire, manufacturière, etc., mais aussi dans la production d’eau chaude pour les réfectoires et les hôpitaux, pour le réchauffement et le refroidissement d’une pièce, pour n’en citer que quelques-uns. Le prix de l’E-cat est en partie calculé sur la base de l’économie que chaque client peut obtenir pour les usages auxquels il est destiné, et il est juste que ce soit comme cela.

De nombreuses spéculations ont été faites concernant l’E-cat. Ayant des informations industrielles “privilégiées” pouvez-vous nous expliquer brièvement quelles sont les caractéristiques de ce dispositif et quel impact auront-elles dès lors qu’il sera commercialisé ?
L’E-cat thermique, tout comme une chauffe-eau à gaz, fournit de l’eau chaude ou de la vapeur, ou bien réchauffe un fluide thermo-vecteur. Les températures en sortie sont: jusqu’à 120° C pour une version de l’E-cat destinée au réchauffement et à de nombreux processus industriels, et d’environ 600° C pour une version destinée à des usages productifs qui nécessitent des températures élevées. En ce qui concerne l’impact de l’utilisation d”un E-cat thermique d’1 Mw de cette puissance ou une plus grande, sera considérable pour les entreprises ou industries qui seront parmi les toutes premières à utiliser en Italie et en Europe cette nouvelle technologie, car nos clients obtiendront un avantage compétitif et, une chose toute aussi importante, un rapport privilégié avec ceux qui détiennent et améliorent une technologie dont le potentiel est en partie encore inexploré. L’impact sur le marché en termes numériques, sera en revanche maigre au début car des dizaines de milliers d’installations industrielles ne se réalisent pas du jour au lendemain.

Une question délicate: l’on dit que le marché industriel est destiné à subir des “secousses” de la part de la production/commercialisation de l’E-cat et que certaines lobbies énergétiques ont constamment boycoté l’activité concernant la fusion froide pour lui empêcher de bouleverser les équilibres des détenteurs ancestraux du pouvoir sur le marché. Que pensez-vous de tout cela ?
La “secousse”, comme vous la définissez est avant tout culturelle c’est-à-dire que les différents acteurs du marché énergétique doivent prendre acte qu’il existe également une façon nettement plus économique et propre de produire de l’énergie thermique et, dans un avenir proche, également électrique. Un comportement sage, si j’étais une compagnie électrique, serait celui de coopérer avec ceux qui détiennent le savoir-faire ou, en alternative, de faire une recherche de base dans ce domaine. De nombreuses sociétés sont en train de voir le jour à travers le monde qui s’occupent de Lenr, des réactions auxquelles l’E-cat doit son fonctionnement et, différentes multinationales, après avoir consulté les plus grands experts mondiaux de Lenr, sont en train de descendre sur le terrain pour ne pas rester hors-jeu. Mais lorsqu’il existe déjà un produit prêt pour le marché, à quoi bon prendre la voie la plus longue ?

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